Défi #2 avec Marie Bookine

L’an dernier, Marie Bookine et moi nous étions donné comme défi de lire 40 romans d’au moins 200 pages au cours d’une année. Je n’en avais pas fait un article, mais nous avions débuté vers la mi août pour terminer à pareille date cet été. J’ai réussi à en lire 42, et elle 37. 1-0 pour moi, donc.

Cette année, nous réitérons l’expérience avec un défi différent. Il s’agit d’un challenge ABC, donc de lire 26 romans correspondant chacun à l’une des lettres de l’alphabet. Il y a plusieurs façon de réaliser ce défi : nous y allons avec les titres des romans (déterminant inclus ou exclus, au choix). Encore une fois, les romans doivent également faire au minimum 200 pages, à moins d’entente entre nous deux pour cause de lettre un peu moins commune (par exemple).

Cette fois-ci, nous avons débuté le 1er septembre, pour terminer à pareille date en 2017. Voici donc ma compilation :

A: Âme à vif (L’), Corinne de Vailly
B: 
C: Conflit (tome 9 de la saga Sorcière), Cate Tiernan
D:
E:
F:
G:
H: 
I:
J:
K:
L: Livre perdu des sortilèges (Le) (tome 1 de la saga éponyme), Deborah Harkness
M: Métamorphose (tome 8 de la saga Sorcière), Cate Tiernan
N:
O:
P:
Q:
R:
S:
T: 
U:
V:
W:
X:
Y:
Z:

Du coup, on est déjà en préparation, toutes les deux, pour le challenge de l’an prochain, qui sera une sorte de Book Jar préparée spécialement pour l’autre. Si vous avez des lectures originales, faites-moi en part !

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers

20160803_185654[1].jpgAri, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont à priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais…

C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

Je suis tombé sur ce roman par hasard, à mes débuts sur la blogosphère. Et j’ai immédiatement eu le coup de cœur, pestant contre ma bibliothèque municipale qui ne le possédait pas alors. Un titre aussi accrocheur, d’une si belle calligraphie et d’une 1ere de couverture qui s’y agence parfaitement… Bien sûr, l’habit ne fait pas le moine, mais comment résister à une si jolie création ?

Et je n’ai pas été déçue, quoi que vraiment surprise ! Je sais que sur la 1ere de couverture se trouve un pick-up rouge cerise, mais je ne l’avais pas vraiment remarqué avant de commencer à lire. Pendant plusieurs mois, j’ai cru que ce roman relatait l’adolescence un peu rocambolesque des ces deux philosophes, ne sachant aucunement s’ils étaient contemporains (et il s’avère que non, vraiment pas). À vrai dire, je ne savais plus du tout à quoi m’attendre.

Et finalement, j’ai bien aimé ! Malgré qu’il s’agisse d’une bonne brique, j’en ai lu la moitié durant la nuit, alors que je devais péniblement me préparer à changer mon cycle de sommeil pour dormir de jour. Et j’ai terminé la suite à mon réveil, en après-midi.

Aristote est le cadet d’une famille de quatre enfants, bien qu’il soit quasiment considéré enfant unique car il est né tardivement comparativement à ses frère et sœurs. C’est un jeune solitaire, n’ayant que peu d’amis, et j’ose dire aucun ami sincère. C’est alors qu’il rencontre Dante, en plein été, un garçon un peu plus explosif, énergique et artistique, quoi qu’il semble solitaire lui également.

Leur amitié est née, de façon si soudaine et pourtant, elle semble si solide, si authentique dès le départ. Pourtant, Dante doit quitter la ville pour un an dès la fin de l’été, l’emploi du paternel oblige.

Donc, il s’agit d’un roman qui se lit très bien, très rapidement, sans prise de tête. L’intrigue n’est pas particulièrement poussée, mais elle se démarque tout de même puisqu’il est bien rare de voir des romans ficelés de cette façon. Dans ce roman, on est plus dans l’action tranquille. Juste ce qu’il faut de description, mais les événements ne se bousculent pas l’un après l’autre.

La fin est très prévisible, mais elle arrive très tardivement. Tellement qu’au fur et à mesure que je tournais les pages, la fin que j’ai supposé n’arrivant pas, j’ai commencé à douter qu’elle arriverais. Je certaine que ceux qui ont lu le roman comprendront de quoi je parle.

Cette chute au roman est apportée par l’entremise des parents d’Aristote, ce que je trouve plutôt étrange. Je ne veux pas trop vous en dire, pour ne pas vous gâcher le récit, mais il me semble qu’il y a quelque chose qui cloche dans la façon que le tout est apporté. Cela apporte un bémol un peu incohérent au personnage d’Aristote mais ne gâche pas vraiment la fin, qui reste plutôt mignonne.


La note !
(Ben oui, je donne des notes, maintenant)

Style d’écriture : 3/4
Respect du genre : 4/4
Intrigue : 2/4
Univers & Personnages : 3/4
Vraisemblance du récit : 3/4

Total : 15/20

En bref, c’est un roman très bien, qui vaut vraiment le coup d’être lu. Par contre, ce n’est pas de la grande littérature, tout le roman étant quelque chose de plutôt simple. J’ai apprécié découvrir la plume de Benjamin Alire Saenz avec cette oeuvre.

L’héritage des Darcer

20160605_182233[1]

Lorsqu’on s’appelle Mydria, qu’on est la fille unique et chérie des puissants Siartt et qu’on a pour objectif principal d’accéder à un pouvoir plus grand encore en épousant le prince héritier du royaume, la vie ne peut pas être ennuyeuse, jusqu’au jour où Mydria découvre ses vraies origines. Elle n’est nullement Siartt, mais l’unique héritière d’une dynastie renversée depuis des générations ! Et pour couronner le tout, à la suite de ses ancêtres, elle est tenu de se lancer à la recherche du trésor familial, recevant pour seules aides un sifflet et le Don d’aile, cet étrange pouvoir capable de vous métamorphoser à volonté… Le pire danger ne l’attends peut-être pas derrière l’errance, la bataille et les cloques aux pieds. Le pire danger pour un coeur confiant ne tient peut-être qu’en un seul nom : Orest.

Je vous présente une petite relecture du mois de mai, qui compte également parmi mes romans favoris : L’héritage des Darcer, de Marie Caillet.

Dans des temps qui ne sont pas si forts lointains que cela, Madaël régnait en Édrilion lorsque la Déléane a envahi le royaume. Madaël, croyant qu’une guerre entre les deux royaumes ne serait que délétère pour le peuple, a préféré la fuite. Cependant, il a pris soin de laisser des indices à ses descendants, leur permettant de mettre la main sur un trésor incroyable dont ils pourront se servir de maintes façons afin de regagner le trône.

Mydria, lorsqu’elle apprend ses origines, tente d’abord de fuir ce fardeau qui lui incombe, mais se retrouve néanmoins à la quête d’une île mystérieuse contenant le trésor.

Il s’agit de la seconde fois que je lis le roman, mais tout au long de mon avancée, je me souvenais exactement de ce qui allait se produire tellement il m’a marqué. D’abord, ce roman (ou cette trilogie, plutôt), tombe en plein dans mes goûts : un autre univers du genre moyen-âge, une histoire de princesse un peu hors normes, un royaume où la magie règne, avec ses règles particulières mais dont, pourtant, l’auteure ne se sert pas pour faciliter la trouvaille de la solution par les protagonistes, au contraire. La magie a apporté bien plus d’obstacles que d’issus. Bref, de la fantasy bien ficelée.

Les personnages sont également bien équilibrés. Si les compagnons de Mydria ont des occupations peu recommandables, ils possèdent chacun une personnalité propre, un caractère charmant sous leurs nombreux défauts.

Vraiment, il n’y a que du bon à dire de ce roman, et c’est pourquoi il s’agit de l’un de mes préférés. Je ne sais pas encore si je vais relire la suite, Allégeance et La relève. Mais c’est un roman que je chéri tout particulièrement.

American Psycho

20160422_135929[1]

À vingt-six ans, Patrick Bateman
est un golden boy de Wall Street ;
le parfait yuppie des années 80.
Il est aussi un serial killer

La quatrième de couverture n’en dit pas beaucoup, mais c’est tout ce qu’il y a à dire sur ce roman. Patrick Bateman, un homme de la haute société, qui se confond dans les apparences. Il est également un psychopathe qui ne ressent de plaisir que dans la violence, ou presque.

J’ai lu ce roman dans le cadre du Book Club d’avril 2016, sur Livraddict. Il s’agissait de mon premier vrai Book Club (J’avais également lu Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë en novembre dernier, mais je l’avais terminé trop tard pour pouvoir participer aux discussions). Il s’agit pour moi d’une belle expérience, qui m’a permis de partager sur cette lecture. Certains avis m’ont d’ailleurs bien troublés.

Je n’avais jamais entendu parler du roman avant qu’il soit proposé pour le Book club, mais je n’ai pas pu m’empêcher de m’informer un peu avant de débuter ma lecture. Il faut dire que je choisi rarement des romans sanglants (ici, lire jamais), mais j’aime varier, alors c’était l’occasion rêvé.

Si vous êtes adepte du genre, cette lecture risque initialement de vous décourager, car les scènes de violence arrivent tardivement et d’abord par petites bribes, mais le tout s’intensifie au cours de la lecture.

Les descriptions sont très soutenues, mais j’y ai vu là, dès les premières ligne, un trait important du personnage, Bateman, axé sur la précision. Il vit dans un monde d’apparences, passe des soirées de fou dans les restaurants huppés (des soirées à 300$ assez régulièrement, et moi qui rêve de vivre ça une seule fois dans ma vie), et pourtant, tout cela semble l’ennuyer. Et là, BAM, sans avertissement, scène de violence. ou scène de sexe suivie d’une scène de violence.

Oui, je me suis surprise assez fréquemment à être dégoûtée alors que je ne m’attendais même pas à ce que Bateman se déchaîne à ce moment-là. Évidemment, la surprise a accentué mon dégoût, et à une ou deux reprises, j’ai dû cesser ma lecture pour reprendre mes esprits, ce que je ne fais jamais.

Lors du Book Club, c’est l’avis de Nathalie qui m’a particulièrement troublée, appuyant qu’elle était convaincue que Bateman se contenait, imaginait toutes ces scènes d’agressivité. L’idée ne m’étais même pas venu à l’esprit, mais il est vrai que cela aurait du sens. Si vous avez le goût de lire ce roman, j’aimerais sincèrement que vous le lisiez dans l’optique que tout ceci n’est qu’imagination. Si vous le faites, dites-moi si cela a du sens.

En bref, un bon roman, qui doit se lire lentement, sans hâte, mais avec attention, dans une pièce tranquille, sans perturbations car c’est bien loin d’être une lecture légère ! Je ne suis pas déçue d’avoir laisser sa chance à ce roman tellement différent de mes habitudes !

Justice dans un paysage de rêve

20160404_135554[1]

Un capitaine de police blanc ayant été abattu dans une ville de la province sud-africaine au cours des années cinquante, l’inspecteur Cooper arrive de Johannesburg pour mener l’enquête. Il doit se frayer un chemin dans le labyrinthe des clivages raciaux et sociaux qui divisent la communauté. L’éminente et très respectable famille de la victime l’observe d’un oeil soupçonneux, et l’enquête est rapidement récupérée par la Security Branch. Cooper poursuit néanmoins ses recherches et, en découvrant la double vie du capitaine défunt, est entraîné dans une affaire qui révélera que la couleur de peau compte bien plus que la justice…

Wow ! Ce roman m’a complètement transporté dans une partie du monde que je connais bien peu : l’Afrique du Sud ! Willem Pretorius est retrouvé mort, son corps à moitié dans l’eau, vraisemblablement tué grâce à une arme à feu. La Security Branch débarque en cours d’enquête (je ne sais pas si la comparaison est bonne, mais je me suis faite à l’idée qu’il s’agissait du FBI du pays), et tente de faire pencher la balance vers un meurtre politique.  L’inspecteur Cooper, ayant un réel sens de la justice, tente d’échapper à ces nouveaux venus pour enquêter, en solo, sur la vie personnelle du capitaine Pretorius, qui est loin d’être aussi blanche qu’elle n’y paraît.

Du suspense très bien maîtrisé, jusqu’à la fin, vraiment. Chaque nouvel élément de l’enquête est une pièce qui complique le puzzle : si Cooper découvre une nouvelle piste, comment l’explorer en profondeur sans attirer l’attention de la Security Branch ? Comment se permettre de questionner autant les blancs, les noirs et les métis dans que la communauté s’en choque ? Sans oublier l’essentiel, qui a assassiné le capitaine Pretorius, et pour quelles raisons ?

Au finale, qui est le capitaine Pretorius ?

Un roman que je vous recommande certainement. Je ne suis pas une fan de roman policier, et le trois quart du temps, lorsque je me décide à en lire un, je le regrette. Pas celui-ci, il est magnifique.

Voyage au centre de la Terre

Je suis désapointée car je n’ai pas de Selfie avec ce roman (je vous expliquerai bientôt pourquoi je me prend en selfie avec chacun de ces romans), car je croyais aujourd’hui vous présenter un TTT, mais le thème de cette semaine est un peu impossible pour moi. Bref, passons à cette merveille !

     D’un livre, un beau jour, s’échappe un vieux parchemin, sur lequel sont inscrits d’étranges, d’incompréhensibles signes.
     Qu’y a-t-il derrière cette écriture mystérieuse ?
     Le professeur Lidenbrock, savant capricieux et colérique, mais esprit délié déjoue toutes les ruses du texte et lui rend son sens.
     C’est un drôle de message que transmet le texte : une invitation à se rendre au centre de la terre. Pas moins.
Nous avons tous déjà entendu parler de Jules Verne, et de ses nombreux romans : Cinq semaines en ballon, Le tour du monde en 80 jours, Vingt-mille lieux sous les mers… Je ne vous apprends rien en vous disant que Jules Verne est un scientifique, et qu’il a écrit ses romans avec un esprit scientifique, en posant des hypothèses en créant une histoire dans laquelle les protagonistes valident cette hypothèse. Dans Voyage au centre de la Terre, l’hypothèse en question, c’est que le centre de la Terre est froid, dans le sens qu’il n’est pas une boule de métal en fusion sous la chaleur intense, comme nous l’imaginons à peu près tous.
Le roman est narré par Axel, le neveu du professeur Lidenbrock, lequel l’entraîne de force dans cette aventure incroyable qu’est d’entrer par la cheminée d’un volcan endormi d’Islande, dans le but d’atteindre le centre de la Terre. Voyage très audacieux, avouons-le. Axel semble être un éternel sceptique de cette théorie farfelue du noyau froid. Même après maintes aventures à des lieux sous l’écorce terrestre qui tendent à prouver cela, il continue à croire au noyau en fusion.
J’ai lu ce roman d’un bout à l’autre, sincèrement impatiente de continuer ma lecture. La première personne surprise est moi-même, car j’ai débuté ma découverte de Jules Verne avec une mauvaise expérience, disons-le. En lisant tout ceci, je vous jure, j’avais l’impression qu’il s’agissait d’un vrai récit de voyage, que trois personnes aussi différentes l’une que l’autre avaient réellement effectué une aussi grande distance. J’étais impressionnée et je sentais au-dessus de ma tête le poids des 30 lieux de l’écorce terrestre et ce qu’il y a en-dessus (désolé, je ne suis pas vraiment bonne en géologie). Et quand le petit groupe d’expédition faisait une découverte incroyable, j’en avais le souffle coupé !
Je crois bien que je vais classer ce roman dans la catégorie « Livre à relire », tellement je l’ai aimé !

Le vol du Frelon

20160307_143150

Juin 1941. Le ciel appartient à Hitler. La plupart des bombardiers anglais tombent sous le feu ennemi. Comme si la Luftwaffe parvenait à détecter les avions… Les Allemands auraient-ils doublé les Anglais dans la mise au point de ce nouvel outil stratégique : le radar ? Winston Churchill, très préoccupé par la situation, demande à ses meilleurs agents d’éclaircir l’affaire dans les plus brefs délais.

Harald, jeune Danois de dix-huit ans décidé à se battre contre l’occupant germanique, a trouvé une installation allemande ultrasecrète qui semble  prévoir l’arrivée des bombardiers anglais. Sa découverte pourrait inverser le cours de la guerre. Mais à qui la révéler ? À qui peut-il faire confiance ? Harald en sait trop, il risque la mort. À bord du Frelon, son biplan de fortune, il va jouer sa vie pour transmettre sa découverte.

Et bien voilà. Il s’agissait de mon tout premier roman de Ken Follett, et probablement aussi mon premier roman d’espionnage. Pour être honnête, je ne suis pas déçue. J’ai le goût de plus. Problème : je n’ai aucune idée d’où chercher pour en trouver plus. (Si vous avez des suggestions, allez-y !)

La quatrième de couverture nous présente Harald, un jeune homme particulièrement ingénieux. Dès le début du roman, il entre en scène avec sa fameuse motocyclette qu’il a acquise suite à de longues économies, pour que les Allemands privent peu de temps après le peuple d’essence. Il a donc bricoler la moto pour qu’elle puisse fonctionner à la vapeur. Bien pensé, n’est-ce pas ?

L’univers s’installe tranquillement. On y découvre à la fois le monde dans lequel Harald baigne, et celui des espions qui est si particulier, puisque chacun ne se connaissent pas. N’oublions pas nos chers policiers qui, prenant pour les Allemands, cherchent à faire cesser le réseau d’espionnage.

Malgré cela, les événements s’enfilent si bien, en toute logique, que le roman ne laisse place à aucun temps mort, ce qui est parfait. Ici, un policier découvre comment le journal de propagande danois circule. Là, Harald découvre cette installation dont on parle en quatrième de couverture. Ensuite, un espion meurt et on doit trouver un moyen de le remplacer. Par la suite, le Frelon fait son apparition, si minable que les personnages n’y repensent plus avant la moitié du roman, si ce n’est pas le deux-tiers. Mais le tout m’as tant tenu en halène que j’en ai moi-même oublié l’épave du biplan, qui a pourtant donner son nom au roman.

Il s’agit d’un roman incroyable, et je vous le recommande fortement si vous appréciez l’action, le suspense ou s histoires casses-têtes. Vous ne pouvez tout simplement pas être déçus.

Mon premier week-end à 1000

Voilà, vous avez peut-être remarqué ici que je participe à une bonne quantité de challenges littéraires. Considérant qu’il est difficile de trouver des romans qui puissent entrer dans chacun de ces challenges, 2016 risque d’être très chargé côté lecture ! C’est pourquoi j’avais décidé il y a un bout de temps de m’inscrire au Week-end à 1000.

Il s’agit d’un marathon de lecture très connu, organisé par Lili Bouquine. L’objectif est très très simple ! Lire 1 000 pages en une seule fin de semaine, celle-ci débutant le vendredi à 19h et se terminant le dimanche à minuit. Des commentaires des participants des dernières sessions, il s’agit de fin de semaines particulièrement intenses !

Le timing est plutôt étrange car il y a plus d’un mois que j’ai décidé de participer, mais il me semblait que le prochain week-end à 1000 se déroulait en mars. C’est S., qui écoute beaucoup de chaines Youtube, et qui est probablement tombée sur la vidéo d’un youtuber qui présentait sa participation pour cette fin de semaine. Bref, S. m’a invité, même si elle ignorait que je connaissais déjà ce petit marathon. Merci, S. !

Je vous présente donc ce que j’ai prévu lire :

Shark Academy : Demon below us, de Charlène Boutin, qui est en cours de lecture. (319 pages, mais j’en suis présentement à 146 de lues et j’ai le temps d’avancer avant le début du challenge)

Crazy, de Benjamin Lebert, que j’avais emprunté dans le cadre du Popsugar reading challenge : un livre traduit en anglais. (178 pages)

Le vol de Frelon, de Ken Follett, que j’avais également emprunté dans le cadre du challenge 16 auteurs en 2016. (436 pages)

La fiancée américaine, d’Éric Dupont, parce que les trois premiers ne donnent pas tout à fait 1 000 pages, et je n’ai pas eu le temps de passer à la bibliothèque avant mon départ pour Matagami pour la fin de semaine. J’ai donc pigé dans ce que j’avais chez nous, et j’ai rapidement choisi ce roman en relecture, qui entre également dans le cadre du Popsugar reading challenge : un livre qu’un membre de votre famille vous a conseillé (Je ne me rappelle plus très bien de l’histoire, et ma soeur s’en est rendu compte alors que nous parlions de ce roman qu’elle venait juste de terminer, alors elle m’a conseillé de le relire) (557 pages)

Et puis, aujourd’hui, je découvre que, pour les 3 ans du week-end à 1 000, Lili Bouquine nous propose une édition spéciale en nous proposant d’accomplir au moins 3 mini-challenge d’une longue liste qu’elle présente sur son blog ! Heureusement, mes romans comptent pour au moins cinq de ces mini-challenges !

Un livre à la couverture bleue : Le vol du frelon

(Deux) livre(s) en VO : La fiancée américaine en français, et Demons below us en anglais. 

Un livre qui se situe dans le passé : Le vol du frelon

Un livre peu médiatisé : Demons below us

(Trois) One-shot : La fiancée américaine, Le vol du frelon et Crazy

Vendredi soir

Ayant débuté une demi-heure plus tard et ayant dû m’arrêter de lire pour faire une part de ménage, c’est donc une petite soirée à 56 pages de Demons below us, de Charlène Boutin.

Samedi matin

Réveillée à 8h, j’ai l’impression de lire bien lentement… Le compte est maintenant à 130 pages de lues.

Samedi après-midi

J’ai réussi à terminer Demons below us. J’ai donc commencé Crazy mais ce livre me garde difficilement concentrée, alors j’ai décidé de lire les premières pages de Le vol du Frelon. Au total : 223 pages. Pas fameux

Samedi soir

V. a trouvé un moyen de me motiver dans la lecture ardue de Crazy. Résultat ? Il ne me reste que quelques chapitres à lire et j’en suis maintenant à 323 pages. Demain sera donc une grosse journée

Dimanche matin

Ayant eu besoin de faire 3h de route, vous devinerez que j’ai eu peu de temps pour lire. J’ai quand même eu l’occasion de terminer Crazy officiellement. Yay ! 356 pages au total. C’est serré, mais tout n’est pas perdu !

Dimanche après-midi

Pour arriver à me donner une chance, j’ai décidé de lire les tomes 3, 4 et 5 de Magasin général, la bande dessinée de Tripp & Loisel, et j’ai continué ma lecture avec Le vol du Frelon de Follett. Un gros total de 533 pages.

Dimanche soir

Mes amis et moi nous sommes rejoint pour nous encourager à lire. Résultat : on a passé la soirée à lire autour d’un chocolat chaud, au Tim Horton. Pas vraiment efficace. Le compte est donc resté à 533, ce qui me laisse quand même suffisamment  de marge de manœuvre pour m’améliorer au prochain week-end à 1000 !

Conclusion !

Je réalise que le choix des livres pour un tel marathon est particulièrement important ! En effet, avec deux romans en anglais (pas ma langue maternelle, donc plus difficile à lire), dont l’un d’eux particulièrement pénible, et deux autres qui sont énormes. J’ai juste pris mes prochaines lectures prévues : mauvais plan. Mais ça a quand même été une fin de semaine agréable.

Les chroniques de Kane

Vous avez lu Le voleur de foudre ? Pas moi. Étrangement, j’ai décidé de découvrir Rick Riordan avec Les chroniques de Kane, mais c’est un peu le même principe. Deux enfants, Carter et Sadie Kane, apprennent dans des circonstances plus que troublantes que les Dieux égyptiens ne sont pas que mythes et légendes, et qu’ils sont eux-même issus de deux très grandes et anciennes familles de pharaons.

En voilà suffisamment pour créer un magnifique roman d’action. S’il s’agit à peu près du même concept que la trilogie de Percy Jackson, la magie des Dieux ne fonctionnent pas du tout de la même manière (en me basant sur le 1er film. Est-ce semblable dans les romans ?), et je considère que ce concept est encore suffisamment une nouveauté pour avoir son petit effet.

Si le premier roman est un peu étrange, j’ai réalisé que je m’y suis rapidement habituée. En gros, toute l’histoire est narrée à tour de rôle par les deux personnages principaux, Sadie et Carter. En fait, ils ont tournés trois vidéos pour expliquer leur histoire, qu’ils ont tenté de partager aux gens. Ces vidéos sont tombées entre les mains de l’auteur, qui a décidé d’en faire des romans parce qu’il trouvait ces histoires fort intéressantes.

Donc, comme je disais, le premier roman est un peu étrange car ce type de narration donne quelque chose de particulier, mais on finit évidemment par s’y habituer.

Ce que j’ai apprécié le plus de cette trilogie, c’est la richesse et la variété des personnages. Honnêtement, il y en a pour tous les goûts et il y en aura certainement au moins un ou deux pour vous enchanter. Pour ma part, ce fut Félix, qui fait de très brèves apparitions mais qui m’a fait sourire avec son obnubilation pour les manchots. Bès m’a aussi touché par  sa tendresse un peu cachée.

Bref, ce fut une jolie trilogie et, même si un peu de temps est nécessaire pour embarquer dans cette histoire, une fois que c’est fait, difficile de décrocher !

Un homme à distance

20160209_150516L’histoire d’un amour haut comme une cathédrale, violent comme une bordée de pirates, avec des chants, des confessions, de l’encens, des abordages, des orages, des prises d’otages. Beaucoup de ferveur. Beaucoup de souffrance aussi. On l’oublie trop, maintenant. La souffrance peut être magnifique..

J’ai lu peu de romans épistolaires dans ma vie, mais à chaque fois, j’ai adoré. Si celui-là ne m’a pas autant accroché que les autres de cette catégorie, il n’en reste pas moins un bon roman à lire en soirée, avec une tasse de thé et peut-être un ou deux sablés.

Kay et Jonathan se correspondent, Kay ayant sa propre librairie et n’a jamais rencontré Jonathan, qui est passé dans sa boutique durant son absence en la chargeant de l’approvisionner en lecture.

Ils discutent de romans classiques, je ne connaissais que très peu de ceux auxquels ils ont fait référence, cependant, chacun en parle avec une telle passion, avec juste ce qu’il faut de détail pour vouloir en connaitre d’avantage sur ces romans.

 Les correspondances sont échangées en douceur, avec certains épisode qui me font sérieusement penser à des chicanes de couple, même si ces deux personnages ne se sont toujours pas croisées. Et, sans avertissement, la chute du récit m’est tombée dessus, impressionnante, incroyable même. L’histoire d’un amour haut comme une cathédrale, violent comme une bordée de pirates…